Aujourd'hui, retour à la Galerie Stimultania pour assister à un atelier sur le photogramme (procédé qui consiste à obtenir une image photographique sans appareil et directement sur du papier sensible). Comme les parents des enfants n'ont pas signés une autorisation de droit à l'image, je troque avec joie ma place de spectateur-photographe pour "apprenti", (c'est comme ça qu'un des enfants m'a désigné). Quelques heures bien sympathiques et agités où j'ai pu, cette fois, pu établir un réel contact avec les enfants et presque jouer le rôle d'un médiateur.
Ça me rappelle un livre que j'ai lu cet après-midi où l'auteur évoquait l'idée que grâce à l'appareil photo, on ne vivait plus pour vivre dans l'instant, mais pour avoir vécu, comme une sorte d'investissement pour le futur et un sacrifice du présent. J'avais longtemps nié que prendre autant de photos dans dans mon quotidien et surtout dans des instants festifs me privait de m'intégrer complètement dans l'ambiance du mouvement. Cet atelier où je n'ai fait que deux ou trois cliché mais où j'ai à la place beaucoup partagé avec les autres médiateurs et les enfants m'a bien démontré le contraire.
L'idéal serait donc de savamment doser la fréquence de déclenchement pour mieux faire un choix sur "l'instant décisif" en fonction des situations... Shootez moins pour shooter mieux donc.
En tout cas, voilà le résultat de mon photogramme en négatif et en positif. Comme il n'a pas été réalisé dans des conditions idéales, il n'est pas très réussi techniquement: tirage mal lavé, contours imprécis, pourtant je les aime bien au final mes renards d'eau.